IA ou crise climatique : l’une d’elles mettra-t-elle fin à l’humanité ?
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Adam McKay et Philip Eubanks soutiennent que le risque de l’IA et la crise climatique ont les mêmes causes : des entreprises privées qui veulent tirer profit de la menace. Les deux dangers pourraient être évités grâce à des règles claires et à un contre-pouvoir public.
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Un été de chaleur extrême, des villages détruits au Népal et un super El Niño record constituent, selon Adam McKay et Philip Eubanks, le contexte dramatique d’une double menace : la crise climatique et le risque lié à l’intelligence artificielle. Dans leur commentaire publié par le Guardian, ils se demandent si l’une d’elles pourrait mettre fin à l’humanité – et avancent une réponse commune : Nous pouvons éviter les deux.
Le texte s’adresse ainsi non seulement aux personnes qui craignent déjà une percée de l’IA ou le réchauffement climatique. Il explique pourquoi il est si difficile de freiner ces deux risques : ce ne sont pas uniquement la technologie ou le climat qui déterminent leur ampleur, mais aussi les entreprises et les structures qui les sous-tendent.
Les auteurs relient les deux thèmes autour d’un noyau commun. Selon leur argumentation, l’IA et la crise climatique ont des racines similaires : des entités privées qui veulent tirer profit de la menace. Il est possible de résister à cette évolution – à condition que la société ne lâche pas prise de son pouvoir.
Pourquoi la crise climatique ne constitue pas toute l’explication
Pour McKay et Eubanks, la crise climatique n’est pas seulement une catastrophe naturelle, mais aussi une responsabilité collective. Les conséquences mentionnées dans leur commentaire – notamment la chaleur extrême, les villages détruits au Népal et un super El Niño record – montrent, selon eux, à quel point les dangers sont immédiats.
Le message du commentaire n’est toutefois pas une simple attribution de la faute à des individus. Le texte déplace le regard vers les incitations économiques : lorsque des acteurs peuvent tirer profit des crises, de l’incertitude ou de conséquences coûteuses, une pression s’exerce pour maintenir ces dangers. La question centrale devient alors : qui fixe les règles et qui les contrôle ?
La menace de l’IA suit le même schéma
McKay et Eubanks ajoutent au risque climatique la possibilité d’une extinction provoquée par l’IA. Ici non plus, leur argument ne repose pas sur une invention ou une entreprise précise, mais sur le rapport entre le profit privé et la responsabilité publique.
Les deux dangers ne peuvent donc pas être vaincus par de simples appels adressés aux utilisateurs. Il serait plutôt nécessaire de modifier les structures économiques de telle sorte que les entreprises privées ne puissent plus tirer profit de la menace ou l’intensifier pour servir leurs propres objectifs.
Des causes communes exigent un contre-power commun
La thèse décisive du commentaire est la suivante : Nous avons le pouvoir de nous dresser contre les deux menaces. Cette formulation est délibérément optimiste. L’analyse montre néanmoins que cette mobilisation du pouvoir ne peut être traitée comme une tâche secondaire si les incitations sous-jacentes restent inchangées.
Dans le commentaire du Guardian présenté ici, McKay et Eubanks ne fournissent ni plan d’action détaillé ni examen concret de propositions techniques ou politiques. Leur contribution constitue plutôt un diagnosticIncisif : l’IA et la crise climatique partagent une même cause économique. Selon les auteurs, comprendre cette cause permet de comprendre pourquoi les deux crises doivent être combattues ensemble.
La crise climatique et l’extinction provoquée par l’IA peuvent sembler être deux scénarios totalement différents. Dans ce commentaire, ils deviennent un problème connexe : l’humanité ne décide pas de son avenir uniquement par ses inventions ou les forces de la nature, mais par les règles qu’elle instaure pour encadrer le pouvoir privé.
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