Du flop à l'appareil de rêve : la chronique GameStar réclame le retour des consoles Android
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GameStar a publié une chronique qui appelle au comeback des consoles Android. L'auteur s'était autrefois moqué de l'un des plus grands flops du secteur – et souhaite aujourd'hui précisément un tel appareil.
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La Ouya avait réuni plus de 8,5 millions de dollars américains sur Kickstarter en 2012 – l'un des plus grands engouements de crowdfunding que le monde du jeu vidéo ait jamais connus. Un an plus tard, le petit boîtier gris se retrouvait entre les mains des premiers soutiens et testeurs, et les moqueries n'ont pas tardé : un matériel bancal, une manette de « qualité Wish » et une offre de jeux qui se résumait pour l'essentiel à des jeux pour smartphone grossièrement redimensionnés. Treize ans plus tard, l'auteur de GameStar Duy Linh Dinh publie la chronique « Sur l'un des plus grands flops de consoles je ne pouvais que rire – aujourd'hui je souhaite précisément un tel appareil » – et réclame le comeback de la console Android.
Le revirement d'opinion a un déclencheur concret : Dinh est assis sur son balcon, une console portable Android en main, et y joue à des jeux PC. Concrètement, il prend son Ayn Odin 2 Mini, lance l'application « Droiddeck » et joue à la version PC de Monster Hunter Rise. « Peut-être qu'elle [la Ouya] était en avance de plus d'une décennie sur son époque ? », se demande-t-il rétrospectivement. Le grand écart entre les moqueries d'autrefois et la fascination d'aujourd'hui fait tout le sel de la chronique.
Quatre piliers sur lesquels repose le jeu vidéo Android aujourd'hui
Dinh bâtit son argumentation sur quatre domaines dans lesquels Android fonctionne désormais comme plateforme de jeu. Il y a d'abord le jeu PC : grâce à des applications comme Droiddeck ou Gamehub, on peut désormais lancer directement de nombreux jeux Steam sur les consoles portables Android – « sans avoir à perdre du temps avec un dépannage pénible, comme c'était encore le cas il y a quelques mois », écrit Dinh. Ceux qui préfèrent les approches classiques trouvent dans le domaine rétro d'innombrables titres ; de nombreuses consoles portables ont été conçues précisément pour cela, avant même qu'existent les applications de jeu PC mentionnées. Troisième pilier : le streaming. Avec Moonlight/Sunshine, GeForce Now, Chiaki ou Steam Link, Dinh diffuse ses jeux PS5 et PC sur l'appareil Android – cela fonctionne désormais même en dehors de la maison, pourvu que la connexion Internet reste stable. Et quatrièmement, il existe des jeux natifs pour Android, parmi lesquels de véritables perles comme la trilogie Ace Attorney ou le classique horrifique Alien Isolation. Ceux qui n'ont pas envie des petits écrans des smartphones ou des consoles portables peuvent, selon Dinh, se tourner vers une tablette Android – des appareils comme la REDMAGIC Astra 2 seraient activement refroidis, ultra-rapides et offriraient un grand écran.
Il est temps pour un comeback des consoles Android.
Pourquoi un dock USB-C ne suffit pas
Malgré cette diversité, il manque à Dinh une pièce décisive du puzzle : une véritable console de salon. Brancher son Ayn Odin 2 Mini ou une tablette rapide dans un dock USB-C et le raccorder au téléviseur fonctionne certes, mais n'exploite pas pleinement le potentiel de la plateforme. Les consoles portables, smartphones et tablettes luttent contre les contraintes d'espace et de chaleur – une console de salon ne connaît pas ces problèmes. Les puces ARM pourraient, avec un système de refroidissement abouti, maintenir en permanence leur cadence maximale, « sans s'effondrer au bout de 20 minutes à cause de la limitation thermique ». De plus, tout ce dont les joueurs ont besoin dans le salon pourrait être intégré d'usine : un port Ethernet fixe pour un streaming stable, des ports USB à part entière pour des manettes supplémentaires en coop sur le canapé, et des supports de stockage externes. Emballé dans un mini-boîtier compact, un tel appareil « trouverait parfaitement sa place dans le salon ».
Le fossé entre le stick à 40 euros et la console à 500 euros
Que le concept d'une console Android branchée au téléviseur puisse fonctionner, la Nvidia Shield TV l'a prouvé au fil des ans selon Dinh – elle fut pionnière du streaming de jeux et des jeux Android à la télévision, et est même encore vendue aujourd'hui. Cependant : la puce Tegra est désormais vieillissante et atteint ses limites sur les jeux exigeants ; Nvidia n'a jamais publié de successeur. Que l'entreprise sorte un jour une nouvelle console Android, Dinh en doute – « le jeu vidéo est devenu une quête annexe pour Nvidia ». Ainsi se creuse, entre les sticks TV anémiques à 40 euros et les consoles traditionnelles à partir de 500 euros, un fossé dans le salon, dans lequel un appareil Android universel moderne pourrait s'engouffrer. Le verdict de Dinh aux fabricants de matériel : « Le logiciel est prêt, les puces sont prêtes. Construisez enfin une nouvelle Ouya – mais cette fois-ci pour de vrai. »
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