Règles de sécurité en ligne pour les enfants : Ofcom tire un bilan négatif
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Neuf mois après le lancement de règles plus strictes pour les réseaux sociaux, la protection ne semble pas encore tangible : selon une évaluation d’Ofcom, la part des enfants exposés à des contenus dangereux est presque restée inchangée. Pour les parents et les plateformes concernées, le rapport constitue un bilan intermédiaire clair, mais inconfortable.
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L’autorité britannique de régulation en ligne Ofcom tire, après les neuf premiers mois de son nouveau régime pour les réseaux sociaux, un bilan intermédiaire décevant : la part des enfants auxquels des contenus dangereux sont proposés est presque restée inchangée.
Dans une évaluation présentée par The Guardian le 23 octobre 2026, Ofcom reconnaît que les exigences réputées strictes imposées à des plateformes comme TikTok et Instagram n’ont pas considérablement réduit la part des enfants qui subissent un préjudice du fait des réseaux sociaux.
Si vous êtes parent et que vous espériez une protection nettement meilleure grâce aux règles des plateformes, ce bilan apporte une réponse décevante : la part observée d’enfants concernés est presque restée identique.
Neuf mois, puis le bilan intermédiaire
L’évaluation d’Ofcom porte sur les neuf premiers mois du nouveau régime pour les réseaux sociaux. L’enjeu est la part des enfants qui se voient proposer des contenus dangereux et qui en subissent les conséquences. Parmi les plateformes concernées par l’évaluation, l’article du Guardian cite TikTok et Instagram.
De la sorte, Ofcom n’évalue pas seulement des signalements isolés ou certains volets fonctionnels pris séparément. Le critère examiné est l’effet des nouvelles exigences sur la part des enfants lésés. Or c’est précisément cette part qui est presque restée inchangée après les neuf premiers mois.
Le point central : presque autant d’enfants sont concernés
Ce qui est déterminant, c’est l’ampleur du constat. La part des enfants auxquels des contenus dangereux sont proposés est quasiment restée inchangée. Il ne s’agit donc pas d’une légère fluctuation qui pourrait être considérée comme négligeable dans l’ensemble, mais d’un niveau d’exposition qui reste pratiquement identique.
Dans le même temps, l’évaluation montre clairement les conséquences possibles dans le quotidien des enfants concernés. Les contenus dangereux laissaient souvent les enfants angoissés, confus et agités. La critique ne porte donc pas uniquement sur quelques contenus particulièrement extrêmes, mais sur l’ampleur de la peur et de l’incertitude qui persiste chez une part notable d’enfants.
Ce que ce bilan signifie pour les parents
Pour les parents, le rapport est surtout pertinent sur un point : les neuf premiers mois ne permettent de dégager aucune baisse notable des contenus dangereux. Si vous accompagnez vos enfants sur TikTok, Instagram ou d’autres plateformes sociales, ce bilan intermédiaire ne vous permet pas encore de compter sur une situation nettement plus favorable.
Les exemples examinés montrent en outre qu’il s’agit de l’effet pratique des règles sur les grandes plateformes. Une réglementation plus stricte à elle seule ne constitue pas encore la preuve, selon le rapport, que les enfants rencontrent moins souvent des contenus qui les effraie ou les déstabilisent. C’est précisément à ce niveau qu’Ofcom évalue les progrès réalisés jusqu’ici.
Les organisations de campagne ne voient aucun progrès significatif
La réaction des organisations de campagne est tout aussi nette. Elles ont qualifié l’absence de progrès de choquante. Cette reconnaissance ne vient pas de l’extérieur : Ofcom admet elle-même, dans sa première évaluation intermédiaire après neuf mois, que les mesures ont à peine réduit la part des enfants lésés.
Le message central de l’article demeure ainsi factuel, mais univoque : après neuf mois, la part des enfants confrontés à des contenus dangereux sur les réseaux sociaux est quasiment restée inchangée. Pour les parents comme pour les plateformes, il n’y a pas de vainqueur clair, mais un bilan intermédiaire qui exerce une forte pression pour agir.
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