El Niño en Bolivie : l’état d’urgence frappe des dizaines de milliers de familles
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La Bolivie a décrété l’état d’urgence en raison des graves conséquences d’El Niño. Des dizaines de milliers de familles sont touchées ; les données sur les régions affectées, les dégâts et les mesures d’aide manquent encore.
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Plus de 78 000 familles dans six des neuf régions administratives de la Bolivie sont touchées par la sécheresse, selon un rapport du gouvernement. Le président Rodrigo Paz a donc décrété l’état d’urgence et mobilisé des fonds supplémentaires ainsi que des secours pour les régions particulièrement touchées. Parallèlement, le phénomène climatique alerte sur les dégâts supplémentaires que pourraient provoquer les inondations.
Le nombre de familles touchées révèle l’ampleur de la crise
La déclaration de l’état d’urgence
Le chiffre décisif ne figure pas dans une prévision, mais dans un rapport du gouvernement publié cette semaine : plus de 78 000 familles sont touchées par la sécheresse. Elles se répartissent dans six des neuf régions administratives de la Bolivie. La crise concerne donc une grande partie du pays et pas seulement une seule zone inondée.
L’ampleur du phénomène apparaît particulièrement clairement à travers le cheptel. Selon le même rapport, plus de 75 000 têtes de bétail ont été perdues. Le problème d’El Niño ne touche donc pas uniquement les ménages qui ont besoin d’eau ou de revenus agricoles. Pour de nombreuses familles affectées, la perte d’animaux d’élevage peut aussi avoir une conséquence économique existentielle. La couverture du rapport ne précise toutefois pas comment les pertes se répartissent entre les différentes régions.
L’information fournit ainsi une estimation fiable, mais pas un bilan complet des dégâts. Il manque des données sur les communes concernées, les personnes affectées, les récoltes ou les infrastructures détruites. Une chose est sûre : la sécheresse met déjà à l’épreuve de nombreuses familles. S’ajoute à cela la menace de nouvelles conséquences dues aux crues.
Pourquoi Paz a décrété l’état d’urgence
Le discours du président
Dans un discours adressé à la population, le président Rodrigo Paz a expliqué samedi (heure locale) pourquoi il avait décrété l’état d’urgence. Il a déclaré mot pour mot : « Ce phénomène aura des conséquences très graves dues aux sécheresses et aux inondations, et nous avons besoin de la coopération de toutes les institutions. »
L’état d’urgence n’est donc pas uniquement une réaction aux dégâts déjàolls survenus. En évoquant les inondations imminentes, Paz a également fait référence à un danger qui reste à venir. À cet égard, l’interprétation la plus stricte de ses paroles est la suivante : elle relie une crise de sécheresse déjà documentée à l’attente de nouvelles conséquences liées à l’eau.
Selon le président, la décision peut concrètement mobiliser des finances supplémentaires et des secours pour les régions particulièrement touchées. Il s’agit d’une conséquence importante, mais pas d’une aide confirmée pour chaque ménage. Le rapport ne mentionne ni montants précis, ni lieux d’intervention individuels, ni liste des mesures distribuées.
Pour la réaction politique, l’appel de Paz à la coopération des institutions compte également. Il exige ainsi une réponse commune à la sécheresse et aux inondations menaçantes. La répartition exacte des responsabilités entre les services de l’État, les autorités régionales et les secours reste ouverte dans le présent reportage.
El Niño modifie les vents et les précipitations dans le monde entier
Pourquoi ce phénomène climatique a une portée aussi vaste
El Niño est un phénomène climatique naturel qui, selon le Spiegel, survient tous les deux à sept ans. L’eau de surface du Pacifique tropical central et oriental se réchauffe alors. Ce changement influe sur les schémas mondiaux de circulation des vents et de précipitations. Pour la Bolivie, cela signifie un lien entre le phénomène climatique et les dégâts actuels liés à la sécheresse, ainsi que le danger d’inondations.
Les Nations unies ont averti, la même semaine, que la phase actuelle d’El Niño pourrait atteindre une intensité jusqu’ici inconnue et dépasser même les échelles de mesure utilisées depuis quarante ans. Cet avertissement situe la situation de la Bolivie dans son contexte. Il ne prouve pas l’intensité finale réelle du phénomène, mais montre pourquoi Paz a intégré d’autres répercussions que la sécheresse actuelle.
Les conséquences dépassent les frontières de la Bolivie
Le Pérou et le Chili en comparaison
Les pays voisins de la Bolivie sont également affectés. Au Pérou, les fortes températures ont favorisé des incendies de forêt, qui ont fait au moins douze morts. À Santiago, en revanche, a été enregistré l’octobre le plus pluvieux depuis le début des relevés. Ces deux exemples montrent différentes manifestations d’un même phénomène météorologique : davantage de chaleur au Pérou, une quantité de pluie exceptionnelle dans la capitale chilienne.
Pour la Bolivie, l’interprétation décisive reste raisonnable : plus de 78 000 familles sont déjà touchées par la sécheresse, plus de 75 000 animaux ont été perdus et l’État instaure l’état d’urgence pour réagir à d’autres dégâts. Le nombre de familles supplémentaires qui seront touchées par les inondations, le montant de l’aide et les régions qui serontatteintes en premier devront être précisés par la suite de la couverture médiatique.
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