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Menaces de bombes contre des avions européens : qui se cache derrière l’« État masculin » ?

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Plusieurs menaces de bombes ont visé cette semaine des avions européens. Elles portaient la signature des « Combattants de l’État masculin ». L’ultranationaliste russe d’extrême droite Vladislav Pozdniakov nie tout lien avec les menaces.

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Menaces de bombes contre des avions européens : qui se cache derrière l’« État masculin » ?AI MODIFIED

TVS News AI, supervisé éditorialement, présente Menaces de bombes contre des avions européens : qui se cache derrière l’« État masculin » .

Jeudi 5 novembre 2026, le trafic aérien européen a été secoué par une nouvelle vague de menaces de bombes, ou de fausses alertes à la bombe. Selon Paris Match, près de 30 vols commerciaux ont été concernés. En France, des avions de chasse ont été déployés et de nombreux vols ont été perturbés dans leurs opérations – les rapports ne citant que partiellement les itinéraires précis et les compagnies aériennes.

La réaction des services de sécurité a été particulièrement visible avec l’exemple d’un vol Aer Lingus de Dublin à Rome. L’avion a été dérouté vers la France après une alerte à la bombe, puis escorté jusqu’à la base militaire d’Évreux. Des avions de chasse français ont escorté l’Airbus A320 à destination. Les images de Reuters montrent également des passagers descendant de l’avion après l’atterrissage.

Plusieurs courriels de menace étaient adressés aux aéroports de Rome et Sofia. Leurs auteurs se sont présentés comme les « Combattants de l’État masculin ». L’un des messages consultés par l’agence AFP indiquait : « Votre régime féministe en pâtira pour toujours. L’explosion aura lieu dans 60 minutes. Aujourd’hui, votre ciel sera rouge. »

Les menaces utilisent une signature d’extrême droite connue

La signature

La formulation « Combattants de l’État masculin » renvoie à « Male State ». Ce n’est pas un nom librement inventé pour cette vague de menaces, mais une dénomination connue de la scène russe d’extrême droite. Le mouvement a été fondé en 2016 par le blogueur Vladislav Pozdniakov, puis s’est développé sur les réseaux sociaux.

Sur le fond, Paris Match présente le groupe comme antifeministe et ultranationaliste. Il se serait développé via les plateformes en ligne en une idéologie dirigée contre les femmes et les minorités. Lou Osborn, fondatrice de l’ONG Inpact, spécialisée dans la surveillance des activités secrètes russes, affirme que l’« État masculin » utilise des symboles nazis et compte plusieurs milliers de membres.

L’interdiction est arrivée en 2021

En octobre 2021, la justice russe a qualifié l’organisation d’extrême droite et a interdit ses activités sur le territoire russe. L’interdiction n’a toutefois pas empêché le mouvement de soutenir également la guerre contre l’Ukraine sur le plan propagandiste. Après l’interdiction judiciaire, son activité ne s’est donc pas limitée aux seuls cercles fermés en Russie.

C’est là aussi que se trouve l’argument le plus fort en faveur d’un lien avec les menaces : les courriels utilisent le nom et l’idéologie connue d’un réseau d’extrême droite dont, selon Paris Match, les activités ont perduré malgré l’interdiction. Le cadre politique et idéologique correspond donc aux menaces.

Cela ne constitue toutefois pas une preuve solide de l娲 authorship. Ni les messages disponibles ni la couverture de lAFP ne confirment que le réseau d’origine a rédigé les courriels. La signature commune établit un lien avec l’appellation ; elle ne prouve pas qui a participé à l’envoi.

Plusieurs courriels ont été envoyés à Rome et Sofia

Destinataires des menaces

Les messages n’étaient pas adressés à une compagnie aérienne en particulier, mais aux aéroports de Rome et Sofia. Plusieurs courriels étaient signés « Combattants de l’État masculin ». Avec les quelque 30 vols commerciaux concernés et l’intervention militaire en France, ils montrent les conséquences immédiates de cette vague de menaces.

La réaction au vol vers Évreux

La séquence est particulièrement manifeste avec le vol Aer Lingus entre Dublin et Rome. En raison de l’alerte à la bombe, l’avion a été dérouté vers la France. Deux avions de chasse français ont escorté l’Airbus A320 jusqu’à la base militaire d’Évreux. Les passagers y ont débarqué. Paris Match présente à ce sujet des images de Reuters et de lAFP.

Les informations disponibles ne donnent, pour cette vague de menaces, aucune répartition précise des 30 vols par aéroport ou par compagnie aérienne. Les mesures de sécurité prises aux aéroports de Rome et Sofia ne sont pas non plus décrites séparément. Sont en revanche solidement établis les courriels de menace envoyés, les destinataires mentionnés, le déroulement décrit du vol dérouté et l’intervention de deux avions de chasse.

Pozdniakov qualifie les menaces d’opération d’usurpation d’identité

Le démenti sur Telegram

Le fondateur Vladislav Pozdniakov a nié tout lien avec les menaces visant les avions européens. Selon Reuters, il a écrit sur Telegram que son organisation n’existait plus et qu’elle n’était pas impliquée dans les incidents. Il a accusé ceux qui utilisent actuellement son nom d’agir dans leur propre intérêt et d’usurper l’identité du mouvement.

Pozdniakov ne pretend donc pas seulement avoir été bien organisé. Il conteste l’action des acteurs actuels et leur attribue une usurpation de l’ancienne organisation. Ses déclarations ne peuvent toutefois pas déterminer si les menaces proviennent de l’ancien réseau lui-même, d’anciens membres ou d’autres personnes utilisant délibérément ce nom pour leurs messages.

Les images de lAFP montrent Vladimir Pozdniakov, qui est actif sur un canal Telegram comme cofondateur de « Male State ». Les rapports ne contiennent aucune information solide sur un éventuel lien entre l’organisation et les menaces.

Un lien avec le Kremlin est plausible, mais pas démontré

Proximité idéologique

Paris Match décrit l’« État masculin » comme ultranationaliste et antifeministe. Cette orientation le rapproche idéologiquement de la Russie du Kremlin. De plus, après l’interdiction de 2021, l’organisation a soutenu l’invasion russe de l’Ukraine par de la propagande.

Lou Osborn souligne toutefois auprès de lAFP que le degré précis de ses liens avec les autorités russes reste inconnu. Elle ne constate ni direction directe confirmée ni collaboration. La proximité idéologique avec une ligne gouvernementale et un éventuel lien organisationnel constituent donc deux questions distinctes.

p>Ce que les informations laissent ouvert

Trois points restent principalement ouverts : qui a rédigé et envoyé les courriels, qui les a reçus ou retransmis, et si le réseau interdit, d’anciens membres ou une autre organisation sont à l’origine des menaces. Les informations disponibles ne permettent pas non plus de déterminer si Pozdniakov considère réellement l’utilisation actuelle du nom comme une usurpation ou s’il cherche ainsi à protéger sa propre organisation.

Pour l’interprétation, la distinction entre piste et preuve reste décisive. Les menaces portent le nom d’une organisation russe d’extrême droite interdite depuis 2021. Leur idéologie et l’utilisation persistante de ce nom rendent un lien plausible. Le démenti de Pozdniakov, l’absence d’attribution confirmée et l’inconnue des liens avec les autorités russes empêchent cependant de désigner prématurément un coupable.

Quellen

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