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Deux autres hommes ouïgours de Thaïlande : « Comme un esclave » – ce qui les menace lors de l’expulsion

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Deux autres hommes ouïgours risquent, selon un rapport du Guardian, d’être expulsés de Thaïlande vers la Chine. Des militants 他们 alertent sur un danger de mort, tandis que l’ONU ignore toujours où se trouvent les hommes déjà rapatriés.

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Deux autres hommes ouïgours de Thaïlande : « Comme un esclave » – ce qui les menace lors de l’expulsionAI MODIFIED

TVS News AI, supervisé éditorialement, présente Deux autres hommes ouïgours de Thaïlande : « Comme un esclave » – ce qui les menace lors de l’expulsion.

Deux hommes ouïgours ont écrit en Thaïlande à des groupes de défense des droits humains pour exprimer clairement qu’ils ne veulent pas retourner en Chine. L’un d’eux a écrit en juillet à sa compagne qu’il se sentirait « comme un esclave » si les autorités thaïlandaises l’expulsaient. Sa compagne, Marzeyya Kasem, a partagé cette lettre avec un groupe thaïlandais de défense des droits humains et en a reproduit le texte.

Ces dossiers touchent la Thaïlande au cœur d’une question cruciale : l’année dernière, 40 hommes ouïgours y avaient été expulsés de force vers la Chine, alors qu’ils avaient eux-mêmes demandé à ne pas repartir et que l’ONU avait élevé des objections. Sur ces 40 hommes expulsés, l’ONU ignore encore aujourd’hui où ils se trouvent. Pour les deux hommes actuellement menacés, la prochaine décision est imminente.

Une lettre qui expose clairement le danger imminent

Le souhait « anywhere else but China » était sans ambiguïté. La compagne de l’un des hommes, qui ne voulait pas divulguer son nom pour des raisons de sécurité, a déclaré que son ami avait expliqué au Guardian qu’il irait partout ailleurs qu’en Chine. Dans la lettre adressée à Kasem, il a écrit :

« Comme un esclave » (original : « like a slave »).

Source : The Guardian

Dans cette lettre, l’homme décrit également son impuissance. Il lui est arrivé de se demander « pourquoi suis-je un être humain » et ce qu’il avait fait de mal à la Chine. Sa réponse est : « no want to go back to China ».

Selon le rapport, les lettres ont été adressées à des groupes de défense des droits humains. Le fait que les hommes se soient ainsi adressés au public montre que l’expulsion n’est pas pour eux une simple affaire administrative : ils savent que la Chine signifie pour eux le risque d’être transférés dans un système que l’ONU condamne comme un crime potentiel contre l’humanité.

Pourquoi l’expulsion serait dangereuse

Les Ouïgours constituent une minorité turque principalement originaire de la région chinoise du Xinjiang. Selon le rapport, les autorités chinoises y ont réagit pendant des décennies par une politique répressive et discriminatoire. Cela inclut l’incarcération de dizaines de milliers de personnes dans des camps de détention, qui, selon le Guardian, sont censés détruire l’identité culturelle des Ouïgours.

Pékin justifie cette politique par la lutte contre la pauvreté et le antiterrorisme. Les militants considèrent que cette justification ne protège pas les Ouïgours les plus actifs. Pour les deux hommes en Thaïlande, la question est donc concrète : savoir si un retour vers ce système les menace.

Sept ans de prison, puis le transfert

Les deux hommes ne sont pas arrivés récemment dans un centre d’expulsion. Ils avaient auparavant purgé une peine de prison de sept ans pour des infractions pénales liées à une tentative de fuite d’un centre de détention pour immigrants en janvier 2020.

Ils faisaient tous deux partie d’un groupe de plus de 200 hommes, femmes et enfants ouïgours, arrêtés par la police thaïlandaise en 2014, près de la frontière avec la Malaisie, après leur fuite de Chine. Depuis 2011, les femmes et les enfants de ce groupe ont été libérés et envoyés en Turquie. Selon le rapport, les hommes ont été expulsés vers la Chine par groupes séparés.

Cette trajectory constitue l’une des principales raisons de la vive critique. Selon le Guardian, la pratique des expulsions des gouvernements thaïlandais a été critiquée par l’ONU et le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux hommes actuellement menacés ont récemment été transférés dans un centre de détention pour immigration.

Le chemin jusqu’à la remise

Mercredi, les deux hommes se sont adressés à l’Office thaïlandais de la Commission nationale des droits humains afin d’y exposer leur situation. Leur défense ne repose donc pas uniquement sur les militants et les organisations internationales, mais aussi sur une institution publique thaïlandaise.

Le chef du Conseil national de sécurité thaïlandais, Chaipruak Doungprapat, a déclaré aux journalistes que des mandats d’arrêt avaient été émis par la Chine contre les deux hommes et trois autres Ouïgours qui sont encore en prison. Selon le rapport, il n’était pas clair si la Chine avait présenté une demande officielle d’extradition concernant les deux hommes actuellement menacés.

La question de la crédibilité

La fiabilité de ces mandats d’arrêt est contestée. Selon Kasem, au moins l’un des hommes était encore mineur lorsqu’il a quitté la Chine. Elle s’est donc demandé pourquoi la Chine n’avait pas immédiatement émis une notice rouge d’Interpol lors de son arrestation en 2014.

Selon l’évaluation de Kasem, la Thaïlande tente cette fois d’établir une base juridique plus solide pour l’expulsion. Cela est lié aux critiques formulées contre les expulsions massives de l’année dernière. Le rapport n’explique pas si les mandats d’arrêt lèvent réellement cet obstacle.

Les États-Unis et le Canada avaient déjà proposé de les accueillir

Dans les dossiers précédents, une porte de sortie existait : selon le Guardian, les États-Unis et le Canada avaient proposé de réinstaller les hommes expulsés. En Thaïlande, cette option avait toutefois été reléguée à l’arrière-plan, le gouvernement voulant éviter de contrarier Pékin.

Avant même la décision actuelle, une alternative concrète existait donc déjà. Pour les deux hommes, les groupes de défense des droits humains réclament désormais l’autorisation de quitter le pays pour un tiers pays sûr. Elaine Pearson, directrice de l’Asie chez Human Rights Watch, a déclaré :

« Les gouvernements thaïlandais précédents ont gardé des Ouïgours pendant des années dans une détention atroce, puis ont cédé aux exigences de Pékin en les envoyant en Chine, où ils ont été disparus de force. »

La porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères a refusé de commenter ces deux dossiers. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a en revanche déclaré que la coopération entre les deux pays dans la lutte contre les activités illégales et criminelles transfrontalières, telles que la contrebande, était conforme au droit des deux pays, au droit international et à la pratique internationale.

Lchim ONU perd la trace de 40 expulsés

La principale question ouverte dépasse les deux hommes actuellement menacés. L’ONU a déclaré que le sort des 40 hommes ramenés de force l’année dernière demeure inconnu. Pour les concernés, cette incertitude signifie bien plus que l’absence d’informations sur un lieu de résidence : l’ONU ne dispose d’aucune trace fiable de leur sort ultérieur.

Le précédent est donc clair. La Thaïlande a déjà procédé à un renvoi malgré les demandes des hommes et les objections de l’ONU. Les informations disponibles ne permettent pas de déterminer si les États-Unis ou le Canada proposeront à nouveau de les accueillir. Une seule chose est certaine : pour les 40 hommes, aucune information confirmée n’est disponible, et les deux autres sont sur le point d’être remis.

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