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Barnier : le Royaume-Uni ne peut pas choisir certaines règles de l’UE

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Michel Barnier estime irréaliste que le Royaume-Uni sélectionne certaines règles du marché intérieur de l’UE. Selon la BBC, les pays de l’Union européenne rejetteraient une telle tentative.

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Barnier : le Royaume-Uni ne peut pas choisir certaines règles de l’UEAI MODIFIED

TVS News AI, supervisé éditorialement, présente Barnier : le Royaume-Uni ne peut pas choisir certaines règles de l’UE.

Michel Barnier a clairement mis en garde Andy Burnham contre un marché intérieur « à la carte ». Lors d’une interview avec la BBC, l’ancien négociateur du Brexit a déclaré que les États membres de l’UE n’accorderaient pas au Royaume-Uni la libre circulation des personnes à lui seul et ne lui laisseraient pas choisir librement les conditions d’accès au marché.

Le contexte précis : Barnier s’est exprimé dimanche avec la présentatrice Laura Kuenssberg, dix jours avant un sommet. Le gouvernement britannique et l’UE souhaitent y présenter notamment des accords sur l’hygiène alimentaire, les visas pour les jeunes et le raccordement de l’industrie britannique au système européen d’échange de certificats d’émissions.

Les quatre libertés sont indissociables selon Barnier

« The four freedoms are clearly the four conditions to be inside a single market »

L’objection de Barnier ne vise pas tout rapprochement plus étroit possible entre le Royaume-Uni et l’Europe. Elle concerne les règles fondamentales du marché intérieur. Le marché intérieur de l’UE repose sur les dits quatre libertés : la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes.

Pour une réintégration du Royaume-Uni au marché intérieur, cela impliquerait, selon Barnier, de reprendre l’ensemble de ce paquet de quatre libertés. Il a déclaré mot pour mot : « There will be no possibility to have one freedom and not the other. » Choisir une seule liberté tout en écartant les autres n’avait jamais été possible lors des négociations sur le Brexit. Cette formulation fait écho à une phrase répétée pendant les longues négociations sur le Brexit, de 2016 à 2021.

Barnier précise ainsi le véritable point de désaccord. Un accès sélectif au marché ne formerait donc pas un paquet librement combinable. Celui qui accepte la libre circulation des personnes ne reprend pas automatiquement, selon sa position, les trois autres libertés. De même, quiconque vise la libre circulation des services ne peut pas simplement laisser de côté les règles relatives aux marchandises, aux capitaux et aux personnes.

« Les pays de l’UE rejetteraient toute tentative britannique de choisir librement les règles économiques. » (« EU countries would reject any British attempts to follow economic rules ‘a la carte’. »)

Source : BBC

Burnham présente le marché intérieur comme une option possible

Le libéral-démocrate veut d’abord examiner différentes formes de relations

La critique de Barnier s’adresse au chef du gouvernement britannique Andy Burnham. Premier ministre depuis juillet, il a accordé davantage d’importance à des relations économiques plus étroites avec l’Europe. Parmi les options qu’il souhaite explorer figurent le retour au marché intérieur de l’UE. Il a également mis sur la table une adhésion en tant que membre à part entière de l’UE.

Jusqu’aux prochaines élections, l’homme politique du Labour ne veut toutefois pas imposer de grands changements. Au lieu de négocier immédiatement un nouveau traité d’adhésion à l’UE, il souhaite d’abord présenter diverses options pour les relations entre le Royaume-Uni et l’UE. Il projettera ensuite de chercher un consensus au sein de la population britannique sur une nouvelle relation. Le sommet prévu à Bruxelles fait donc partie d’un processus d’évaluation plus large.

La position de Burnham sur la libre circulation des personnes est particulièrement claire. La possibilité pour les citoyens de l’UE de vivre et de travailler au Royaume-Uni sans visa constituait l’un des points de désaccord centraux du référendum sur le Brexit de 2016. Son prédécesseur, Keir Starmer, avait inscrit le rétablissement de la libre circulation dans le programme électoral du Labour avant l’élection de 2024. Récemment, Burnham a déclaré qu’il ne rétablirait la libre circulation qu’après un nouveau référendum. Downing Street a alors clairement indiqué qu’il n’en réclamait pas le retour pour le moment.

Le conflit politique le plus vif se situe ainsi précisément sur le point évoqué par Barnier. Un retour au marché intérieur impliquerait également, selon lui, la libre circulation des personnes. Pour Burnham, cette condition ne serait de toute façon envisageable qu’après un nouveau référendum.

Un nouveau rabais financier britannique est également jugé exclu

Barnier n’attend pas de répétition du rabais de 1985

Même si le Royaume-Uni ne devait pas mettre en œuvre un accès partiel au marché intérieur, la question des conditions financières ne serait pas pour autant automatiquement résolue. Barnier a également prévu que les États de l’Union refuseraient de rétablir le rabais financier britannique, négocié pour la première fois en 1985. Celui-ci réduisait la contribution britannique au budget annuel de l’UE. Selon l’évaluation de Barnier, une telle solution serait « écartée » après le Brexit.

Sa justification renvoie à une nouvelle situation de départ : la sortie de l’UE a créé un contexte inédit. Barnier sépare ainsi deux questions : les règles d’un éventuel accès au marché et la possibilité pour le Royaume-Uni d’obtenir de nouveau un traitement financier exceptionnel.

Pourquoi la critique de Barnier dépasse le cadre du Brexit

L’ancien négociateur parle depuis la position de celui qui a lui-même négocié le mécanisme

Barnier a dirigé les négociations britanniques avec l’UE de 2016 à 2021 et a été Premier ministre français pendant trois mois en 2024. Sa déclaration est donc plus qu’un avertissement abstrait : il décrit les conditions qui, selon son expérience, ont déjà joué un rôle central lors des précédentes rounds de négociation.

Dans le même temps, Barnier souligne que la porte d’un retour du Royaume-Uni en tant que membre de l’UE reste ouverte. Sa critique ne vise pas l’objectif d’un rapprochement européen plus étroit, mais l’idée de pouvoir accéder au marché intérieur sans les quatre libertés indissociables.

Dans le débat, Barnier associe également la discussion britannique sur la contribution à l’UE à sa critique de Nigel Farage. Il a comparé le chef du parti Reform à la femme politique française Marine Le Pen et parlé du « même populisme, des mêmes mensonges et des mêmes fausses promesses ». À titre d’exemple, il a cité l’affirmation de Boris Johnson et Farage selon laquelle le Royaume-Uni aurait envoyé 350 millions de livres par semaine à l’UE. Selon Barnier, cela était impossible et constituait donc un mensonge.

L’évaluation d’un éventuel nouvel accord avec l’UE repose donc sur une exigence claire : selon Barnier, un marché intérieur à la carte est incompatible avec les quatre libertés. La question de savoir si le Royaume-Uni veut de nouveau devenir membre de l’UE est une question politique. Selon sa position, les règles du marché intérieur ne peuvent toutefois pas être choisies branche par branche.

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