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Cintia Rocho depositionne : pourquoi le dossier Biedma visait-il une possible « élimination » ?

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Dans l’affaire Leire Díez, Cintia Rocho est convoque comme témoin le 24 novembre. Sa déposition doit établir que l’ancien magistrat Luis Sáenz de Tejada aurait désigné la juge Beatriz Biedma comme une personne à « éliminer ».

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Cintia Rocho depositionne : pourquoi le dossier Biedma visait-il une possible « élimination » ?AI MODIFIED

TVS News AI, supervisé éditorialement, présente Cintia Rocho depositionne : pourquoi le dossier Biedma visait-il une possible « élimination » .

Le 24 novembre à 10 h 15, Cintia Rocho doit déposer devant l’Audiencia Nacional. La convocation a été ordonnée par le juge d’instruction Santiago Pedraz dans l’affaire Leire Díez. Rocho est connue sous l’alias Celsa et est liée à un clan de la drogue présumé de Badajoz.

Sa déposition porte sur un point précis : Rocho a déclaré à l’Unidad Central Operativa (UCO) de la Guardia Civil que l’ancien magistrat Luis Sáenz de Tejada lui avait dit que la juge Beatriz Biedma était « un puto grano en el culo » et qu’il fallait « eliminarla ». Elle a décrit ces paroles comme visant à causer un préjudice physique à Biedma. Biedma dirige l’enquête contre David Sánchez, le frère du chef du gouvernement Pedro Sánchez.

Selon les rapports, l’affaire Leire Díez vise une organisation présumée qui était censée saboter les enquêtes judiciaires concernant le PSOE, le gouvernement et des membres de la famille du chef du gouvernement. Santos Cerdán, ancien secrétaire à l’organisation des socialistes, et Leire Díez, ancienne militante du PSOE, sont cités comme possibles organisateurs. Il s’agit d’accusations issues de l’enquête, et non d’une condamnation judiciaire.

El País rapporte que l’audience est prévue pendant la phase finale de la campagne électorale pour les élections générales du 29 novembre. Une éventuelle menace visant une juge en exercice se trouve ainsi au centre d’une semaine particulièrement chargée politiquement.

Ce que Rocho est censée dire devant la justice

La déclaration à l’UCO constitue le cœur de la convocation

Selon les sources, Rocho a été identifiée comme témoin à la suite de son audition par l’UCO. Dans un rapport reprenant ses déclarations, elle a expliqué que Sáenz de Tejada avait désigné Biedma comme une personne qu’il fallait éliminer. Selon son récit, ces paroles ne visaient pas seulement à lui causer un préjudice politique ou professionnel : Biedma devait subir un préjudice physique.

Rocho est ainsi censée établir un lien entre trois éléments : le clan de Rocho présumé, l’ancien magistrat Sáenz de Tejada et une menace visant Biedma. Ce lien n’a toutefois pas encore été établi par la justice. Il repose sur les déclarations de Rocho et devra être examiné lors d’une audience publique de témoin.

L’affaire n’est pas pour autant identique à une autre procédure : Biedma est intervenue devant l’Audiencia Nacional en tant que victime. Elle y a déclaré s’être sentie menacée pendant l’enquête qu’elle menait contre David Sánchez, après avoir soupçonné être surveillée. Elle a ajouté qu’on lui avait dit que Sáenz de Tejada avait pris contact avec Rocho.

Dans un enregistrement audio de sa déclaration devant Pedraz, Biedma a déclaré mot pour mot : « Yo he metido en prisión a su padre, a su hermano, a su marido […] He tenido causas contra todos ellos. » Elle a ainsi fait référence aux conflits familiaux et professionnels qu’elle associe à l’entourage de l’ancien magistrat. La question de savoir si une menace concrète en est née devra être examinée lors de l’audition de Rocho.

Une déclaration accablante, mais non prouvée

Deux déclarations s’opposent à l’ancien magistrat

Sáenz de Tejada nie toute accusation. Il a déclaré à Pedraz n’avoir « nunca » parlé à Rocho. Il a également rejeté l’accusation selon laquelle il aurait reçu des ordres ou des paiements de Leire Díez. Il a qualifié l’accusation de « bulo », c’est-à-dire de rumeur. Des sources proches de l’ancienne socialiste appuient sa version.

Dans son rapport, l’UCO estime toutefois que Sáenz de Tejada a parlé à Rocho. Elle s’appuie pour cela sur une série de contacts télématiques présumés entre les deux, c’est-à-dire sur des échanges via les réseaux sociaux. Selon El País, le rapport ne contient aucune preuve que l’organisation présumée aurait effectivement chargé quelqu’un de causer un préjudice physique à Biedma.

C’est précisément sur ce point que la déclaration de la témoin doit être dissociée avec soin. Les paroles de Rocho peuvent établir qu’elle a rapporté une telle déclaration à l’UCO. Elles ne prouvent pas encore que Sáenz de Tejada lui a effectivement adressé ces mots. De même, une menace prouvée ne serait pas automatiquement équivalente à un ordre d’exécution.

Un autre élément doit être pris en compte : selon les rapports, l’ancien magistrat a été écarté de ses fonctions après une condamnation pour comportement violent envers des femmes. Dans l’affaire actuelle, son passé et sa proximité possible avec le milieu de la drogue présumé jouent un rôle dans l’enquête. Ils ne remplacent toutefois aucune preuve de la menace concrète.

Pourquoi l’audience se tient cinq jours avant l’élection

Une proximité politique plutôt qu’un élément de preuve supplémentaire

La convocation suit une date précise : le 24 novembre à 10 h 15. Les élections générales ont lieu le 29 novembre. Entre ces deux dates, il y a cinq jours.

Cette proximité rend l’audience particulièrement sensible, car l’enquête de Biedma contre David Sánchez a un lien direct avec le chef du gouvernement Pedro Sánchez. La procédure contre le frère du chef du gouvernement fait partie d’une procédure pour corruption et menaces qui, selon l’enquête, concerne également le gouvernement et le PSOE. La déclaration de Rocho sur une prétendue élimination de la juge enquêtratrice peut donc attirer l’attention au-delà du seul dossier.

La proximité chronologique ne prouve toutefois rien du contenu de la déposition. Elle montre seulement que l’audience se déroule à une période où l’importance politique de l’affaire Leire Díez est particulièrement grande. Pour l’appréciation juridique, un autre élément prime : le récit de Rocho sera confronté à un ancien magistrat qui le conteste et qui bénéficie du soutien de l’entourage de Leire Díez.

Ce que l’audience pourrait clarifier dans l’enquête

Une clé potentielle pour les contacts et les ordres

L’audition peut montrer aux enquêteurs comment Rocho se souvient des mots consignés par l’UCO, si la formulation « había que eliminarla » a réellement été employée et comment elle comprend la référence à un éventuel préjudice physique. Elle pourrait également éclaircir si Rocho peut fournir des informations sur d’autres contacts ouXe participants.

Avant l’audience, l’état accablant des éléments doit être considéré avec prudence : il existe un rapport de l’UCO reprenant la déclaration de Rocho et faisant état de contacts entre elle et Sáenz de Tejada. Il existe également une contestation de l’ancien magistrat. Le rapport ne contient aucune preuve d’un ordre de blesser physiquement Biedma. Il n’existe pas non plus de rapport faisant état de l’exécution d’une telle attaque.

L’audition du 24 novembre doit donc principalement clarifier une lacune : si Rocho confirme ses déclarations et étaye son récit des contacts consignés par l’UCO, l’accusation gagnera en poids. Si son témoignage demeure ambigu ou contredit les informations disponibles, le lien allégué serait nettement plus faible. D’ici là, la déclaration reste une information issue de l’enquête, dont l’examen débutera le 24 novembre.

Quellen

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