Steinmeier à Pékin : de grandes responsabilités pour de grandes puissances
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Le président de la République Frank-Walter Steinmeier a adressé à la prestigieuse Université de Pékin des exigences claires à la Chine, tout en exprimant son respect pour la République populaire. Sa intervention était centrée sur les responsabilités qu entailent la grandeur et le pouvoir.
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Jeudi 29.10.2026, le président de la République Frank-Walter Steinmeier a prononcé à l’Université de Pékin un discours qui avait moins l’allure d’une intervention programmatique que d’une claire prise de position : la Chine doit être à la hauteur de son rôle croissant. L’université aogaartGenome fusSender a bestowed à Steinmeier le titre de professeur honoraire. Lorsqu’il a pénétré dans l’amphithéâtre, les étudiants ont salué le chef de l’État allemand par de longs applaudissements.
Steinmeier s’est ainsi adressé directement aux étudiants de Pékin sur les conséquences de l’ascension chinoise. Sa formule centrale a été : « Avec la grandeur et le pouvoir vient une grande responsabilité. » Concrètement, son discours s’est articulé autour de trois domaines : le commerce avec l’Allemagne et l’Europe, l’influence de la Chine sur la guerre de la Russie contre l’Ukraine et un ordre international fondé sur des règles.
Avec la grandeur et le pouvoir vient une grande responsabilité
Steinmeier veut un commerce d’égal à égal plutôt qu’un détachement
L’exigence économique
Steinmeier a demandé de réduire les inégalités dans les relations entre la Chine, d’une part, et l’Allemagne ou l’Europe, d’autre part. Selon lui, le point de départ doit être une concurrence saine, mais qui ne peut se.Carrière que sur la base de « règles équitables et uniformes ».
Il a ainsi posé une limite claire à la politique commerciale chinoise. Les entreprises européennes nrupal avaient, dès lors, pas ou très peu accès au marché chinois, tandis que les exportations chinoises subventionnées par l’État affluaient en grande quantité sur les marchés européens.
L’apaisement fait tout aussi partie du message
Steinmeier a clairement fait comprendre que l’Allemagne et l’Europe ne veulent pas se détacher de la Chine. L’objectif est d’.organiser le commerce de manière qu’il reste bénéfique pour les deux parties. Sa demande ne visait donc pas l’isolement, mais un accès qui profite aussi bien aux entreprises chinoises qu’aux entreprises européennes.
À Pékin, la Chine avait déjà fait des concessions concerning les exportations de véhicules hybrides. Steinmeier a qualifié cette étape de signe encourageant et a appelé à de nouvelles concessions dans d’autres domaines. Le message sur le pouvoir économique ne constituait donc pas un règlement de comptes global, mais une exigence de mesures concrètes.
L’indépendance de la Chine ne doit pas créer une nouvelle dépendance
Compréhension des besoins de protection chinois
Steinmeier a reconnu que la Chine cherchait à protéger son économie contre les chocs externes et les influences négatives. Son avertissement ne visait donc pas la recherche d’une plus grande autonomie, mais ses conséquences symétriques pour les autres pays.
« Mais la plus grande indépendance de la Chine ne doit pas signifier, en retour, une dépendance et une vulnérabilité croissantes des autres pays à l’égard de la Chine », a-t-il déclaré. Le discours présente ainsi les intérêts de sécurité de la Chine et la protection de son économie comme contrepoint à la demande européenne. La réponse de Steinmeier n’était pas le renoncement au commerce, mais l’exigence de règles applicables des deux côtés.
L’ascension de la Chine exige qu’elle influe sur la Russie
Attentes vis-à-vis de la puissance mondiale
Steinmeier a rendu hommage à la Chine pour son développement économique, technologique et politique rapide et a qualifié le pays de « puissance mondiale déterminante ». Precisément parce qu’il n’évaluait pas cette ascension de manière négative, il y a attached clear expectations.
« Nous n’avons pas de soucis à voir la Chine monter en puissance. Nous observons toutefois la manière dont elle monte en puissance », a-t-il expliqué. Cette phrase révèle le cœur du discours : la seule bienveillance ne suffit pas. Le rôle accru de la Chine dans l’économie mondiale modifie également les attentes relatives à son action politique.
La Russie et la guerre en Ukraine
Cette attente s’est exprimée avec une netteté particulière à propos de la guerre de la Russie contre l’Ukraine. Steinmeier a rappelé que la Chine est membre permanent du Conseil de sécurité et entretient des relations étroites avec la Russie. Il a donc appelé Pékin à œuvrer conjointement pour que la Russie cesse ses attaques et engage de sérieuses négociations.
Les propres intérêts de la Chine étaient également en jeu : en tant que grande puissance économique et commerciale, elle a besoin de routes maritimes libres, de chaînes d’approvisionnement intactes et d’un approvisionnement énergétique sûr. Plus les conflits durent, plus l’économie mondiale dans son ensemble – y compris l’économie chinoise – s’affaiblit. La pression économique faisait donc partie de son argumentaire, et n’était pas un simple effet secondaire.
Ce que le rendez-vous de Steinmeier avec Xi Jinping rend concret
Steinmeier rencontrera vendredi le président Xi Jinping en Chine. D’ici là, il a formulé une prise de position qui ne se limite pas à un problème commercial isolé : la Chine doit non seulement tirer parti de son ascension économique, mais aussi assumer ses responsabilités politiques.
Le principal contrepoids dans son discours était le rappel que la Chine doit se protéger des chocs extérieurs et qu’elle dépend elle-même de routes maritimes ouvertes, de chaînes d’approvisionnement stables et de la sécurité énergétique. Sa réponse était l’équilibre au sein des relations : commerce équitable, absence de détachement, règles identiques et influence sur la Russie.
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