L’AfD veut refondre entièrement l’UE : la demande de Weidel à Strasbourg
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Alice Weidel, dirigeante de l’AfD, exige davantage de pouvoir pour les États nations et moins de compétences pour la Commission européenne. L’aperçu précise ce qui est acquis sur la refonte annoncée de l’UE et où s’arrêtent les informations disponibles.
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« Pour moi, l’Union européenne n’est plus un groupe d’États souverains », a déclaré Alice Weidel en anglais lors d’une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg. C’est sur cette déclaration que commence l’attaque de Weidel contre l’ordre institutionnel actuel de l’UE : elle ne remet pas seulement en cause les compétences des États membres, mais décrit l’UE elle-même comme une communauté d’États qui doit être élargie.
Lapolitique revendiquée est donc de grande ampleur. Le rapport parle de propositions de l’AfD pour une réforme radicale et d’une Europe à refondre. Les propres mots de Weidel montrent qu’elle n’a pas en vue un domaine ou une réglementation européenne isolés, mais la répartition du pouvoir entre l’échelon européen et l’échelon national.
La principale critique de Weidel : le pouvoir de proposition de la Commission
Weidel critique le fait que la Commission européenne, élue directement soit la seule institution à pouvoir proposer des lois à l’échelle européenne. Selon ses mots, cela constitue « une perturbation massive du système de contrôle mutuel et du processus de décision démocratique ».
Sa critique ne porte donc pas, de manière générale, contre « davantage d’Europe », mais contre un processus concret : une institution opérant à l’échelle européenne élabore des règles, tandis que, selon Weidel, la légitimité de ce processus est insuffisante. Elle exige par conséquent de reprendre les compétences de la Commission européenne, plutôt que de simplement gérer des domaines de compétence individuels.
Pour situer cette déclaration, il est important d’attribuer explicitement l’évaluation à Weidel. La source documente sa critique de la Commission et sa demande d’une responsabilité nationale accrue. Elle ne fournit en revanche ni vérification indépendante de cette critique ni arguments du Parlement européen ou de la Commission.
Les compétences restituées devraient revenir aux parlements et aux gouvernements
L’objectif de Weidel apparaît surtout clairement dans sa phrase : « C’est pourquoi nous disons que nous devons refondre l’Union européenne, que nous devons restituer les compétences aux parlements et gouvernements nationaux ».
C’est l’exigence institutionnelle la plus concrète contenue dans les informations disponibles. Les deux niveaux de pouvoir sont explicitement mentionnés : les parlements doivent récupérer davantage de compétences, tout comme les gouvernements. L’extrait ne précise toutefois ni les tâches, ni les pouvoirs de décision, ni les actes juridiques européens qui seraient concernés.
La demande de Weidel peut ainsi être clairement décrite, mais elle ne peut pas encore être considérée comme un programme de réforme élaboré. Il manque des informations sur les compétences individuelles, la procédure, l’ordre chronologique et les majorités politiques au Parlement européen.
Le contre-modèle de Le Pen : la Commission doit redevenir un « secrétariat »
Une orientation similaire est défendue par Marine Le Pen, haute responsable politique française d’extrême droite. La semaine dernière, à Bruxelles, elle s’était exprimée de façon comparable. Selon sa présentation, une Europe des nations impliquerait que la Commission européenne, qui dépasse selon sa critiqueuse постоян ses compétences, retrouve le rôle d’un « secrétariat au service des nations ».
La convergence reside dans le rejet d’un sommet européen autonome. Les conceptions divergent toutefois sur l’organisation : Weidel parle de restituer des compétences aux parlements et gouvernements nationaux, tandis que Le Pen évoque un secrétariat au service des nations. La source souligne également des sondages selon lesquels Marine Le Pen a des chances de l’emporter lors de la prochaine présidentielle française.
Une revendication claire, mais encore aucun plan de mise en œuvre
Mon analyse : l’initiative de Weidel doit être interprétée comme une réorganisation fondamentale des compétences de l’UE, et non comme l’annonce de mesures précises. L’argument le plus solide contre une évaluation trop prudente est que Weidel décrit à la fois une lacune concrète dans l’architecture institutionnelle et un objectif clairement défini. Le Pen propose en outre avec l’idée de secrétariat un modèle de rôle concret pour une Commission au service des États nations plutôt que chargée de proposer de manière autonome des lois à l’échelle européenne.
Les limites de l’extrait restent néanmoins évidentes. Il ne mentionne ni date exacte de l’intervention, ni mesures de réforme individuelles, ni les réactions du Parlement européen, de la Commission européenne ou d’autres acteurs politiques. « Refonte complète » décrit donc la revendication politique documentée. L’étendue pratique qu’elle devrait prendre reste ouverte dans l’extrait de rapport fourni.
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